30 novembre 2006
première fois manquée
hier soir, après une hésitation de 8 mois, mr bidule décidait enfin de perdre sa virginité (oui, l'amour platonique trouve encore des partisans) ...
je devais l'embarquer pour la première fois dans une salle de cinéma chinoise. Expérience haute en couleur quand on sait que les ptits enfants de Mao ne vont jamais au ciné sans avoir au préalable régler la sonnerie de leur portable au volume maximum, et emporter les indispensables graines de tournesol, ainsi qu'un mégaphone.
--- hinhinhin, quand j'pense aux gens qui vont tomber ici après avoir tapé "perdre sa virginité pour la première fois" (parce qu'on peut la perdre plusieurs fois?) sur glouglou ... oui, je suis un "gens simples (qui) s'amusent de choses simples" ---
bref, après avoir galéré à rechercher les horaires, et les salles de ciné de shanghai, j'arrête mon choix sur un multiplexe. Gaiement, nous partons bras-dessus bras-dessous, gambadant comme des gnous tandis que les animaux de la forêt saluent notre prestance ... ou un truc dans le genre.
Arrivé au multiplexe, y'a de quoi être perplexe (haiku quand tu nous tiens) :
10 salles ... et SEULEMENT QUATRE films, soient 2 films chinois (dont le fabuleux destin de Dim Sum, un soldat de l'armée rouge ... wow), world trade center (yee-ha) et un truc avec demi moore (achevez-moi)
... les cerfs brament à la mort, les caissières hurlent au vol, les bambins font ouin-ouin. Bref, on est reparti bredouille. Tin, j'avais ramené ma carte UGC.
--- épilogue ---
ce matin, ma collègue allemande m'a fait remarquer que dans le city guide dédié à shanghai (éditions lonely planet - 3rd version), il est écrit que seuls une trentaine de films étrangers (comprenez occidentaux) par an sont autorisés à être exploités en salle.
En gros, la censure s'assure que des 
idées contre-révolutionnaires ne viennent pas polluer la tête des chinois ... histoire qu'ils fassent marcher l'économie locale en achetant des millions de DVD pirates. Ca se défend (m'en fous, j'en profite).
29 novembre 2006
茄子 !
... ou comment occuper un dimanche après-midi :
ma reum a-DOOOO-re les tofs, et elle trouve que c'est dom-MAAAAAA-ge qu'on ait pas de photos de familles. Qu'à cela ne tienne, maquillée comme une twingo volée, en qipao Camif, nous voilà propulsé dans les années 20-30 à Shanghai !
c'est tellement cruche que je ne peux résister :
... prosper, youplaboum ...
on ne choisit pas sa famille
24 novembre 2006
de l'encre et des images
1. lire-relire :
- Philip Roth, Portnoy et son complexe .... Vraiment shpasik !
- Jean-Paul Dubois, Vous aurez de mes nouvelles (percuté à la moitié du bouquin que je l'avais déjà lu, mais ca gâche pas le plaisir) ... un concentré de folie douce
- Gabriel Garcia Marquez, L'amour au temps du choléra (El amor en los tiempos de colera) ... pas encore terminé, mais ce que j'ai lu jusqu'à maintenant n'augure que du bon
2. voir-revoir :
- Cidade de Deus ou La Cité de Dieu ... pour une fois, les traducteurs se sont pas amusés à changer le sens du titre initial, genre "Vie et mort au pays de Ronaldo"
- Thank you for smoking ... de la rhétorique pure : Démosthène aurait grâââve kiffé sa rate !
Bof :
Zadie Smith, The Autograph Man ... plat
21 novembre 2006
y'a des jours
... où la meilleure option reste de se caler au chaud, et d'allumer un gros spliff rougeoyant
bloody mac user ... ouais, je persiste et je signe !
l'original
la version nippone
la parodie
20 novembre 2006
Le paysage était déprimant. Une terre aride, piquée par endroits de buissons secs. De temps à autre, je croisais une voiture ou j'apercevais les vestiges d'un motel. Si le Mercury tenait le coup, j'arriverais peut-être au Mexique avant la nuit. Je roulais encore une bonne heure en me demandait si Elizabeth était rentrée. J'avais du mal à me figurer ce qui se passait là-bas. A quoi la vie ressemblait-elle depuis que j'étais parti ? Je savais seulement que nul n'est indispensable, que les absents sont toujours coupables, que tien ne résiste au temps et qu'une femme ne tient jamais à un homme que tant qu'il est là.
Jean-Paul Dubois, "Prends-soin de toi", Vous aurez de mes nouvelles, Points, P1487, 2006, p22.
j'aimerais en une volée de phrases couchées sur le papier réussir à ébaucher la vie de quelqu'un.
16 novembre 2006
pendaison de crémière (à bas le 0%)
(jeu de mots à chier ... j'assume)
15 novembre 2006
j'ai été victime d'une mystification
mes parents ne sont pas chinois, mais ... juifs
Tout ce qu'ils ont sacrifié pour moi, et fait pour moi, leur façon de vanter mes mérites, de se considérer comme la meilleure agence de relations publiques (c'est ce qu'ils m'affirment) que puisse avoir un enfant, et il s'avère que je suis encore loin de la perfection. Avez-vous jamais entendu une chose pareille dans votre existence ? Je refuse d'être parfait, voilà tout. Quel gosse infect. Ils viennent me rendre visite. "Où as-tu déniché un tapis pareil? " demande mon père en faisant la grimace. "Tu as trouvé ça chez un brocanteur ou on te l'as donné ?"
"Moi, il me plaît, ce tapis."
"Qu'est-ce que tu racontes", reprend mon père, "il est usé jusqu'à la corde, ton tapis."
Ton dégagé, "Il est usé, mais pas jusqu'à la corde. D'accord ? Ca va comme à ça ?"
"Alex, je t'en prie", dit ma mère. "C'est un tapis très usé."
"Tu vas te prendre les pieds dans ce machin", dit mon père, "et tu te déboîteras le genou, et alors là tu seras vraiment dans le pétrin."
"Et avec ton genou", dit ma mère d'un ton lourd de signification, "ca ne serait pas une partie de plaisir."
A ce train-là, ils vont d'une minute à l'autre se mettre à rouler l'objet à eux deux, et ils le flanqueront par la fenêtre ! Après quoi, ils me ramèneront à la maison !
"Il est très bien, ce tapis. Et mon genou va très bien aussi."
"Il n'allait pas si bien que ça", ma mère est prompte à me rappeler "quand tu étais dans le plâtre jusqu'à la hanche, mon chéri (...)
"Tu nous as fait mourir de peur avec ce genou"
"Mais c'était en 1947 et nous sommes en 1966. Il y à peu près vingt ans qu'on m'a enlevé ce plâtre !"
La réponse péremptoire de ma mère ? "Tu verras, un jour, tu seras père, et tu comprendras, et alors peut-être que tu ne te moqueras plus de ta famille."
La légende gravée sur le côté face de la pièce de 5 cents juive, sur le corps de chaque enfant juif ! - non pas IN GOD WE TRUST - mais UN JOUR TU SERAS PERE ET TU COMPRENDRAS.
...
Philip Roth, Portnoy et son complexe, Folio, numéro 470, 1973, pp.151-152
03 novembre 2006
joli tutoriel
Dove - Evolution
02 novembre 2006
décidément, j'kiffe la méchante (j'crois que la dernière fois que j'ai utilisé kiffer je ponctuais mes phrases d'un combo "tin-chanmé-quoi" appuyé par un éclatement de bulle malabar)
bref, c'est sur son blog que j'ai découvert designboom











